Aragon – voyage annuel – mai 2017

Cette sortie géologique, à Sobrarbe, dans la province de Huesca, en Aragon, dans le nord de l’Espagne, a conquis les 13 Béryliens qui s’y sont rendus. Elle fut conduite par Diego Vasquez-Prada un géologue hors pair apprécié de nous tous. Il s’est fondu dans le groupe comme s’il nous connaissait depuis toujours. Il nous a conduit vers des paysages disparus et dont les images se sont gravées dans la mémoire des roches et dans nos esprits.

Oubliez le bruit et laissez-vous séduire par le voyage. Vous voici à Sobrarbe, dans la province de Huesca, en Aragon, dans le nord de l’Espagne. Le Géoparque de Sobrarbe est Inscrit au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO.

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Mercredi 24 mai :
Arrivée des Béryliens à l’hôtel Méson ou nous séjournerons pendant le séjour.
17h : Tous présents au rendez-vous du géologue. Il nous développe (avec une énième inversion des lieux), les ultérieures balades. Il nous présente également divers livres sur la géologie de la région. Après le briefing, puisque les repas se feront vers 21h (ce qui nous convient très bien, car cela rallongera nos balades), nous décidons de visiter Ainsa. ville médiévale qui conserve encore ses remparts.

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Jeudi 25 mai :
Départ 8h, direction Boltaña.
Arrêt 1 : sur le bord de route afin d’observer l’anticlinal de Boltaña depuis les gorges de Jánovas. Une merveille de la nature à vous couper le souffle. L’érosion y a sculptée de magnifiques turbidites (4500m) qui s’érigent depuis la rivière Ara, jusqu’en haut de la montagne. Nous sommes séduits par toutes ces strates. Mais la journée s’annonce chargée et c’est avec regrets que nous quittons ce site. Arrêt 2 : Carrière de calcaire Jánovas avec présence sur les roches de Nummulites, Alvéolines…
Lieu tristement célèbre. Un barrage devait y voir le jour, prétendait inonder les meilleures terres de cette vallée, ce qui entraina l’expropriation forcée de tous les villages aux alentours. 

 Arrêt 3 : Broto, d’une beauté inégalable sortie d’une mer profonde, la cascade sur turbidites de Sarrosal. Elle est encerclée de roches dont les nombreux plis formés par deux grands sculpteurs ; un glacier et un fleuve, y ont exécuté une magnifique œuvre d’art.

Arrêt 4: Torla, on y observe de gigantesques falaises faites de calcaires et de grès, de flysch…

Vers 12h repas à Ordesa.
13h : Balade dans le parc naturel, tout en longeant la cascade del Estrécho, avec un petit arrêt pour observer des rudistes (pas très nombreux). Adrienne c’est faite remarquée par un bel individu. Nous avons cru un moment qu’elle ne redescendrait pas avec nous. Évidemment, comme celui-ci était entouré par de charmantes compagnes, Roland c’est vite infiltré dans ce petit groupe. Il repartira comme d’habitude, heureux avec de charmantes demoiselles sur sa pellicule photo.
17h : Retour par la route panoramique de Sarvisé-Escalona, avec arrêts au mirador d’Añisclo, vallée de Vio et vue sur l’Anticlinal de Boltaña et de Peña Montañesa à Puyarruego.
21h : Nous regagnons enfin l’hôtel, bien fatigués par cette journée bien remplie et surtout bien chaude.

Vendredi 26 mai :

9h : Visite d’Ainsa du Géoparque et de ses installations dans l’entourage du château avec Diego.
11h : En voiture pour la vallée glacière de Piñeta.
Repas 13h15 à Piñeta.
Visites de la vallée glacière de Piñeta et de la vallée La Larri. Avant d’accéder a celle-ci, nous longeons la splendide cascade de Succaraz. L’eau sur la roche de grès rouge accentue sa couleur et nous permet de nous rafraichir un peu. Cette montée sur un soleil de plomb, nous à exténué. La vallée suspendue de La Larri reflète l’activité des glaciers dans ce secteur des Pyrénées il y a plusieurs dizaines de milliers d’années. Avec en toile de fond les majestueuses parois de la face nord du massif du Mont Perdu.

Pour redescendre, nous avons choisi de passer à l’ombre à travers bois afin de nous rafraichir un peu. Je ne sais pas si c’était le bon choix ! La descente était assez raide et surtout bien longue. Nous avons eu peur pour Adrienne, mais celle-ci à bien réussi ce passage. Trop forte Adrienne ! Respect !
18h45 : Retour sur Ainsa ; nous n’oublierons pas de si tôt cette audacieuse sortie.

Samedi 27 mai :

8h : Ascension de l’ermitage San Emeterio y Celedonio et du château de Samitier, tout près du château du même nom. Il se dresse sur un promontoire au dessus du lac artificiel. Il faut vous avouer que pour une fois, nous avons fait la montée le plus souvent le nez au sol, car sur le chemin nous avons pu recueillir quelques fossiles ; des nummulites pouvant atteindre 6 cm de diamètre, des Assilines et Orbitolines en abondance avec quelques oursins. Au sommet, nous attend un majestueux spectacle. Une vue imprenable sur l’anticlinal de Mediano (situé au pied du barrage). Il est une des grandes structures tectoniques de Sobrarbe. Après la visite de l’ermitage et du château, nous descendons sur Lamata ou nous pique-niquons dans le village.

14h : visite du musée des fossiles de Lamata, guidée par son propre créateur. Il commente en
Espagnol et Diego nous fait la traduction. Il règne dans la pièce une chaleur accablante à la limite de l’évanouissement. C’est avec soulagement et empressement que nous poursuivons la visite, cette fois
au sous sol dans une ancienne cave. Les fossiles exposés, fruit de nombreuses années de recherche méritent le détour.
15h30 : Retour par une route panoramique ou, encore une fois, nous en prenons plein la vue. Les paysages nous font vite oublier la fatigue. Nous nous arrêtons au mirador de Guaso d’où nous avons une vue sur Ainsa. Pour finir la journée, nous faisons une halte à Arcusa au pied d’une ancienne carrière. Diego nous informe que nous pouvons y trouver des fossiles. Il ne s’est pas trompé ! Nous y avons trouvé des oursins, un joli gastéropode. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de continuer et nous rentrons satisfaits de cette journée.
19 :30 : Il est temps de regagner l’hôtel et de préparer nos valises.

Dimanche 28 mai :

8h : Nous voici partis pour une ultime sortie sur le chemin des ermitages à Tella. Il faut environ 30 minutes pour arriver à pied depuis le village. Nous avons un superbe panorama à 360° avec vue sur les gorges d’Escuaín. Guy s’est confortablement installé sur un rocher afin d’observer tant de merveilles. Nous le laissons à ses rêveries. Diego, nous fait un ultime rappel sur la géologie de la région.

Il est dur de devoir laisser tant de beauté. Nous pensons qu’il faudra sûrement y revenir. Il nous reste tant de lieux à découvrir.
12h30 : retour à l’hôtel ou nous attend une bonne paella. Nous avons décidé à l’unanimité d’inviter Diego afin de le remercier pour son dévouement durant ce court séjour. C’était, comme deux forêts noires qui se mélangent (seuls les participants à la sortie comprendront cette citation).

Nous avons tous un pincement au cœur à l’idée de quitter tous ces sites magiques façonnés par la collision des plaques tectoniques. On comprend pourquoi les Pyrénées ont de si impressionnantes structures. Les roches stratifiées s’arquent (pli anticlinal) et cassent (faille). C’est ainsi que se construisent les édifices rocheux avec leurs propres caractéristiques et leur sidérante beauté.

Nous laissons là, une énorme structure géologique en pleine destruction et qui, avec le temps disparaîtra.

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Remerciements :

Merci à Roland qui à proposé cette sortie.
Merci à Diego qui nous à préparé et modifié à plusieurs reprises les circuits géologiques du séjour. Y compris le jour de notre arrivée. Ceci afin d’assurer une homogénéité parfaite au sein du groupe.

Merci à tous les participants qui ont formé un groupe bien uni.

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Asprières – 13&14 mai

Sortie géologique à Asprières en Aveyron sur deux jours, samedi 13 et dimanche 14 mai, à la recherche de pyromorphite. Certains d’entre nous ne viennent qu’un jour, le samedi ou le dimanche, mais d’autres restent les deux jours, et dorment sur place dans un gite.

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Samedi 13 mai, après un accueil par le propriétaire du site, départ pour la prospection de pyromorphite.

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La plus belle pyromorphite de la journée est trouvée par José !

Ce qui se passe à Asprières reste à Asprières, nous n’avons donc pas de photos ni de compte rendu de la soirée et de la nuit des huit qui sont restés sur place.

Dimanche 14 mai, deuxième journée et arrivée de six autres membres du club.

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En en cette deuxième journée, la palme des belles trouvailles revient à JP !

En plus de pyromorphite jaune et verte, on trouve sur ce site du quartz et des microcristaux comme de la malachite et de l’azurite ; hélas on perd parfois aussi son téléphone ! Espérons qu’il soit vite retrouvé !

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Albas – 22/04/17

Ballade géologique « géomorphologique » à Albas le dimanche 22 avril 2017 racontée et photographiée par Francine.

Tous présents à 8h au RDV1 de Tournefeuille. Tous, tous présents, si on veut ! nous n’étions que 8 Béryliens. Heureusement Jean-Yves à amené du renfort avec lui, Lucky, un splendide toutou noir et blanc tout mignon !
Nous nous entassons dans 2 voitures et prenons la route que nous commençons à connaître car nous l’avions prise il n’y a pas si longtemps pour la sortie de Coustouge.

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10h – arrivée sur le petit parking du RDV2. Nous commençons notre « rando » géologique géomorphologique s’il vous plait ! Roland y tient beaucoup ; nous n’allons pas le contredire et cela nous plaît bien. Nous passons la source de Pintrou et ne tardons pas à arriver sur les lieux des œufs de dinosaures. Là, une halte s’impose. Roland est sûr de lui, des fragments de coquilles sont là ! Pour preuve, il nous en montre un, suivi d’autres. Bravo Roland, mais il ne faut pas s’attarder, nous avons encore 4 heures de marche à faire. Nous pouvons au passage, admirer un pan de crête rocheuse dénommé « géosynclinal d’Albas ».

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12h30 – Après le passage à gué, nous profitons d’un endroit légèrement ombragé pour pique-niquer et souffler un peu. Une aubaine pour ce cher Lucky qui ne cesse de faire le va et vient autour du groupe.

13h – Nous poursuivons la balade et sur le chemin nous repérons des fossiles, des bivalves pour la plupart, des gastéropodes, Turritelles…. Un peu plus loin c’est du corail qui borde le passage. Après un dernier coup d’œil sur une vue imprenable vers le nord, nous redescendons vers la civilisation comme le dit si bien Colette.

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16h – Après avoir marché sur les pas des dinosaures, nous regagnons nos véhicules non sans une certaine appréhension. Notre chauffeur Serge n’avait pas surveillé la jauge du carburant au départ de Tournefeuille. La station la plus proche se trouve à 10 km d’Albas et nous ne sommes pas sûrs de pouvoir y arriver. Mais Jean-Yves, bon seigneur nous à accompagné jusqu’à la station service. Nous pouvons maintenant rentrer tranquillement.

Nous nous souviendrons de cette radieuse journée du mois d’avril et de ces merveilleux paysages.

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Mas d’Azil – 19/03/17

Balade géologique au Mas d’Azil (Ariège 09) le dimanche 19 Mars 2017 racontée par Francine.

Nous sommes une dizaine à Tournefeuille sur le parking du Crédit Agricole. Nous y retrouvons avec plaisir le géologue. C’est lui qui nous accompagnera tout au long de cette journée. Nous partons à 8h30 en direction de la grotte du Mas d’Azil creusée dans les calcaires du Thanétien par l’Arize. Le soleil s’est invité, il restera avec nous.

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10h : Arrivée sur le parking de la grotte. D’autres Béryliens venus directement sur le site nous y attendent. Nous voici maintenant une vingtaine de participants autour du géologue. Sur son antique tablette en bois, il nous explique la géologie des endroits que nous allons traverser. Il nous tarde déjà de partir sur ses routes de campagne. Nous nous regroupons dans les voitures et suivons la voiture où se trouve le géologue. Nous voilà partis sur les petits chemins. Tiens, on fait demi-tour ! Il faut dire que le géologue n’était pas revenu sur les lieux depuis pas mal de temps. Il s’est tout simplement trompé. Le convoi repart sur la bonne route cette fois. Enfin presque ! Ce n’était pas si haut qu’il fallait aller ! On redescend ! L’anecdote aurait pu s’arrêter là. Mais non ! Une voiture à continué l’ascension sans se rendre compte que le reste de la troupe avait fait demi-tour. Heureusement, pour une fois, les portables passaient. Nous avons pu les contacter et leur demander de redescendre. N’est ce pas Françoise ?

10h30 : Nous voici tous réunis pour la balade à pied le long de la route. Au fur et à mesure, nous découvrons avec étonnement, toutes les couches géologiques traversées en si peu distance. Nous avons aussi observé à l’aide de loupes, de touts petits, petits, fossiles. Des Microcodiums, des Orbitolines, des Milioles, des Alvéolines, etc.

13h 20 : L’heure de se se restaurer. Nous prenons avec plaisir (et modération) l’apéritif sur le parking. Le pique-nique, lui se fait sur l’esplanade herbeuse surplombée par l’énorme porche calcaire de la grotte. Nous apprécions les rayons de soleil sur nos épaules.

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14h50 : Rassemblement autour du « maître » pour de nouvelles explications suivies par la traversée pédestre de la grotte, qui servait d’abri aux hommes préhistoriques.

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17h : Heure du départ ? Pas du tout ! Nous reprenons nos voitures pour nous rendre (sans aucun problème) vers l’impressionnante faille miroir (plan de coulissement) de la carrière de Sabarat. Une pure merveille que cette paroi verticale. Sa hauteur nous donne le vertige. Il faut s’approcher de très pré pour trouver et toucher des indices du sens du mouvement (tectoglyphe).

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18h : C’est avec regrets que nous quittons ce lieu enchanteur. Tous ravis de cette journée exceptionnelle, conduite par un sympathique géologue.

Voici les photos de micro-fossiles réalisées suite à cette sortie.

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milioles

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Le quartz

Le quartz est constitué de silice, on le désigne sous la forme: SiO2 ( dioxyde de silicium).Il est un des minéraux les plus commun sur notre terre, et un composant fondamental des roches: gneiss, granites, grès, pegmatites et autres roches éruptives.  Par exemple, dans le granite, il s’associe en petits grains au feldspath et au mica, qui se désagrègent sous l’effet de l’érosion, pour constituer le sable.

La système cristallin du quartz est hexagonal. Cependant la cristallisation peut varier et donner différentes formes qu’on nomme « habitus » ou faciès: tabulaire (plat),  diamant, biterminé (deux pointes de chaque côté), fenêtre, cathédrale, ananas, peigne…

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L’expression « cristal de roche » désigne le quartz hyalin, soit pur et translucide, qui se  forme par un processus dit « hydrothermal » à très haute température.

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Le quartz fumé et morion (quartz noir) doit sa coloration à une perturbation du réseau cristallin par des radiations radioactives naturelles.

Le quartz rutile dit aussi « cheveux de Vénus » possède des inclusions de rutile.

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L’améthyste est une variété de quartz violet ou mauve dont la teinte est due à de la présence d’oxyde de fer.

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La citrine est un quartz teinté de jaune, proche de l’améthyste avec la présence d’une petite quantité de fer.

L’amétrine est une combinaison d’améthyste et de citrine dans le même cristal.

Le quartz rose est une variété teintée par des oxydes métalliques, comme le titane.

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Le quartz hématoïde se caractérise par sa couleur rouge orangé due à des inclusions d’hématite ou de goéthite.

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Le quartz chloriteux est coloré en vert par des lamelles de chlorite.

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Les quartz chatoyants sont une série de minéraux asbestiformes (en forme d’aiguilles) enrobés de quartz, comme l’oeil de chat, l’oeil de faucon, l’oeil de tigre.

Les variétés microcristallines sont une forme de silice concrétionnée (fines cristallisations de silice agencées en fibres) comme la calcédoine, l’opale, le jaspe et le silex.

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La calcédoine se présente en masses concrétionnées ou en encroutements mamelonnées, se formant par dépôt de solutions hydrothermales de basse températures dans les cavités de certains basaltes. La cornaline est une calcédoine rouge teintée par des oxydes de fer. La chrysoprase est une calcédoine colorée en vert par des sels de nickel. L‘agate est constitué de fines couches concentriques de calcédoine. L’onyx est une agate constituée de couches alternées blanche et noire. 

L’opale constitue un empilement de petites sphères de silice amorphe.

Les jaspes sont des variétés impures de silice, mêlés d’argile.

Le silex se trouve dans certaines roches calcaires crayeuses, il est formé par la précipitation localisée de la silice dissoute dans l’eau qui imprégnait les sédiments.

La silice est un agent fossilisateur, par exemple le bois silicifié.

Photos réalisées par Sabine Desprats Bologna

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